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La disparition des marais : mystères de la Saint-Patrick

Lors de la Saint-Patrick, le professeur Boursault explore les marais de Brière pour des relevés archéologiques. Mais une empreinte humaine fraîche et un cri étouffé perturbent son étude scientifique. En alerte, il alerte le capitaine Jallais, et ensemble ils découvrent une écharpe verte abandonnée… un premier indice inquiétant. Quel mystère se cache derrière cette disparition ?

 

La brume de la St Patrick 

La nuit tombait lentement sur les marais de Brière, mais déjà la brume avait pris possession des lieux. Elle s’élevait de l’eau noire comme une respiration ancienne, avalant les sentiers de bois et étouffant les bruits du monde. Au loin, vers Montoir de Bretagne, la Saint-Patrick faisait vibrer les rues : rires, musique irlandaise, verres qui s’entrechoquent. Ici, tout semblait appartenir à une autre réalité.

Le professeur Boursault avançait avec précaution, ses bottes s’enfonçant légèrement dans la tourbe humide. Il n’était pas venu pour la fête. Une anomalie dans ses relevés écologiques l’avait intrigué : certaines zones du marais semblaient désertées par la faune, comme si quelque chose les avait brusquement vidées de vie.

Il s’arrêta net.

Une trace.

Pas celle d’un animal. Une empreinte humaine, fraîche, profonde. Trop profonde pour une simple promenade. Il s’accroupit, observa la direction… droit vers une zone réputée instable, presque interdite.

Puis le cri.

Un cri bref, étouffé, comme avalé par la brume.

Boursault se redressa et accéléra le pas, le cœur battant. Le silence qui suivit était pire que le cri lui-même. Après plusieurs minutes à progresser entre les roseaux, il trouva une écharpe verte, accrochée à une branche basse. Elle était trempée, partiellement enfoncée dans la boue. Et surtout… elle était déchirée.

Quelque chose n’allait pas.

Une heure plus tard, le capitaine Jallais arrivait sur les lieux, lampe torche à la main, accompagnée de deux gendarmes.

— Vous êtes sûr de ce que vous avez entendu ?
— Certain, répondit Boursault. Et ces traces… regardez leur profondeur. La personne courait.

Jallais observa en silence, puis balaya les alentours du faisceau de sa lampe. Le marais semblait les observer en retour.

— Une disparition en pleine Saint-Patrick… murmura-t-il. Mauvais timing… ou timing parfait.

Le vent se leva légèrement. La brume ondula.

Et, pendant une fraction de seconde, Boursault eut la certitude que quelque chose bougeait au loin.

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Vous souhaitez connaître la suite des aventures de Gabriel Boursault et Marion Jallais ? Rendez-vous demain pour la suite 😉 

 

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